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Sergio Simoni Junior, Rafael Moreira Dardaque, Lucas Malta Mingardi. A elite parlamentar brasileira de 1995 a 2010: até que ponto vai a popularização da classe política? Colombia Internacional, n. 87, p. 109-143, maio-ago. 2016 .
O objetivo deste artigo é debater a tese da popularização do perfil social dos parlamentares brasileiros buscando ressaltar que a literatura, ao ignorar a assimetria de poder institucional entre os legisladores, pode apresentar um viés no seu diagnóstico sobre as características da representação política no Brasil.
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14 de maio de 2016

o impeachment e o futuro

[‎Priscila Werneck‎ 
para Adore Noir Magazine] 


Entrevista a Lamia Oualalou, publicada no Ouest-France.
13 maio 2016

Rio de Janeiro, de notre correspondante
Lamia Oualalou

« Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement mon mandat, ce sont les conquêtes des treize dernières années, en particulier pour les plus pauvres », a déclaré hier Dilma Rousseff lors de son dernier discours au palais présidentiel du Planalto. Elle a appelé « tous ceux qui sont contre le coup d’Etat à continuer à se mobiliser » pour qu’elle récupèrer son mandat. Une éventualité pratiquement impossible, aux dires du politologue Adriano Codato, professeur à l'Université fédérale du Parana. Pour lui, le Vice-président Michel Temer, qui lui succède aura les coudées franches pour au moins trois mois.

Dilma Rousseff a-t-elle une chance de revenir à la Présidence ?

Non, sa destitution est pratiquement irréversible, elle a souffert une défaite cuisante ce jeudi (55 des 81 sénateurs ont voté contre elle). Il est vrai que Michel Temer n’a aucun appui populaire – à peine 8% des Brésiliens le veulent comme Président selon un sondage Ibope – mais il dispose d’une base politique forte au Congrès pour mettre en place son programme en toute tranquillité.

En quoi consistera ce programme ?

Ce sont des mesures très conservatrices en termes de droits de l’homme, de droits sociaux et de législation du travail. Les marchés exigent également une importante austérité budgétaire. L’objectif des élites, quand elles ont appuyé cette destitution au caractère plus que contestable, était de récupérer tous les outils de décision sur le terrain économique, c’est aujourd’hui chose faite.

Quelle est la capacité de l’opposition à bloquer ces réformes ?

Elle est pratiquement nulle. Au Congrès, la gauche est très minoritaire et les partis qui ont en quelque sorte offert la Présidence à Michel Temer vont serrer les rangs derrière lui. Les protestations dans la rue seront éphémères. Elles sont épuisantes, et ces dernières semaines ont montré qu’elles étaient inefficaces. En outre, le Parti des Travailleurs (PT) de Dilma Rousseff a perdu sa capacité de mobilisation. Quant à l’opinion publique, elle a beau être en partie contre la destitution, elle va recevoir tous les jours un flux d’informations positives de la part des principaux médias, tous alliés au nouveau gouvernement.

La justice peut-elle gêner la nouvelle équipe, alors que plusieurs des ministres nommés sont accusés de corruption ?

Je pense qu’à court terme, le gouvernement bénéficiera d’une trêve également de ce côté-là. Par la suite, nous verrons si l’appareil judiciaire voulait véritablement s’attaquer à la corruption de l’Etat, ou si le seul objectif était de débarrasser le pays du PT.

Quel rôle jouera le PT dans le futur ?

Cela va dépendre de la capacité du parti à reconnaître ses erreurs, à commencer par la corruption, mais aussi sa bureaucratisation et l’éloignement des mouvements sociaux. Le PT s’est accommodé, et a bénéficié d’un système politique corrompu. Sans autocritique, il perd toutes ses chances d’incarner de nouveau l’espérance du camp progressiste.

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